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Autostrada Sudecka
Trail

Autostrada Sudecka

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Autostrada Sudecka

Page Type: Trail

Technical Difficulty: Easy

Aerobic Difficulty: Easy

Layout: Loop

Route Quality: 
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Page By: Visentin

Created/Edited: Jul 11, 2014 / Apr 12, 2016

Object ID: 289900

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Góry Bystrzyckie & Orlické hory

A road-bike trail in mountainous area, as a continuation of all MTB-related explorations ? Well, it sometimes happen ! For the mountainous unit that the two sister ranges of Góry Bystrzyckie & Orlické hory form (the first being on the Polish side of the border, the second on the Czech), road bike is a must-be.

We are in presence of what may apply to the most beautiful roadbike route in the region: Stunning landscapes, empty road with neglectible traffic, asphalt as perfect as a billard, and undulating profile, prone both in peaks of speed and moderately challenging climbs.

It is not by random that this route, or parts of it, is regularly chosen in Klasyk Kłodzki, a renowned local race. This route is known under the surname of "Autostrada Sudecka", which means "Sudetes highway". No worry, nothing like a motorway in the heart of this beautiful nature. This name hides indeed the former project of the Germans to build a carriage road that would go along all the Sudetes main ridge. Fortunately (or unfortunately, points of view may differ) WW2 prevented this project to come to an end. But that part, in one of the "easiest" mountains to build, was finished.

A similar road of equal quality goes along the Czech side of the border, allowing almost to get back the the starting point (almost, but the remaining bit is an issue that needs to be discussed, as closing the loop is not so straightforward). Many variants are possible, including also a diversion towards the famous pass "Przełęcz Spalona", despite asphalt isn't as nice there. The route section aims to clarify all of this.

Autostrada Sudecka

What is officially known as the "Autostrada Sudecka" is the road 389, which starts at the junction on the mountain pass between Duszniki and Kudowa on the main road 8. A small car park there allows to leave the car, if coming from the North (Wrocław or the likes ; if coming from South, most likely Czech Republic, Międzylesie is a closer place to start).

Our itinerary follows the road 389 till Mostowice which, as it names indicates, owns a bridge crossing the border (bridge = most in all slavic languages ; Mostar in Bosnia comes from it too). From Mostowice, the 389 leads to Przełęcz Spalona, but as mentioned earlier the best route is to continue along the border near the river Dzika Orlica. 389 eventually almost comes back to its level near Poręba. Eventually we keep going south via Poniatów and Niemojów. It's possible to go even further till Lesica but the last bridge over the border is in Niemojów. Switching to the Czech border, we reach Bartosovice where junctions need a bit of attention to pick the parallel road along the river, whose name is now Divoka Orlice. By the way on the Czech side we can also go further south, even more than in Poland, till Petrovice. Going North, there isn't much uphill till we pass Orlické Záhoří, facing Mostowice in Poland. Later starts a long steep climb on the side of the mountain Velká Deštná. It ends in front of the mountain hut Masarykova Chata, where one can make a stop for lunch or drink.
From there, several options.
Mine was kind of adventurous, and consisted in using the network of narrow asphalted forestry tracks closed to traffic. The quality of the asphalt is not always ideal (however a fair part was more than decent on a road bike), and rather than a training, the ride is to be considered from this point rather like an excursion. Too much speed may result in puncture ! But hey I did it.
Many more reasonable folks owning expensive road bikes may not find this option the most appropriate. So two other options. First, like shown on the alternate map, is returning to the Polish side earlier via Mostowice (and avoid in the same time the climb...) Other may also consider the option of walking down the piece of hiking trail, bike on the shoulder, from Masarykova Chata back Zieleniec. It's only a 700m walk (it can be mountainbiked down, but not advised on a road bike...). People seeking variants may also want as an alternate return route the other road below Zieleniec, that do down to Duszniki. The problem is getting back the the starting point, following a piece of the very busy main road 8.

Route 158,576 - see larger version here : http://www.cykloserver.cz
Route 158,576 - an alternative







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Petit résumé de notre séjour à Lisbonne

Pour cette année, nous avons choisi de passer Pâques à Lisbonne. Les vols restreints de Ryanair (celui-ci partait de Varsovie) pour ces dates tombant fin Mars précipitèrent ce choix, malgré la perspective d'un voyage plutôt long (4h en voiture, autant en avion dans chaque direction).
Le Portugal, l'un des derniers pays d'Europe ou aucun de nous deux n'avions encore mis les pieds, titillait notre curiosité, voire fascination, pour des stéréotypes plus ou moins vérifiés.
Pour ma part, ce pays tourné vers l'océan représentait l'extrémité d'une péninsule ibérique qui, bien que "visitée" le plus grand nombre de fois par les Pyrénées, restait pour moi relativement relativement méconnue ; les points les plus éloignés de ma vie restant San Sébastian et Barcelone (si l'on excepte des vacances d'enfance à Alicante dont je ne garde que des souvenirs vagues).
Le Portugal, c'est néanmoins un pays maintes fois décrit en couleurs par diverses personnes croisées dans ma vie, collègues de travail, amis, allant d'Hélène, ex-colocataire à Paris et évoquant ses racines avec passion, à Marcos, collègue de Crédit-Suisse, d'origine Polono-Brésilienne, mais ayant vécu de nombreuses années à Cascais, et allié fidèle dans ma recherche d'informations pratique.
Enfin, pour moi, le Portugal, ou le Portugais au sens large, incarnait la musique, allant de Cesaria Evora à la Bossa Nova et en passant par le folklore brésilien.
Cette vision "musicale" du Portugal fut encore renforcée lorsqu'en 2008, Dorota et moi allâmes voir le film de Carlos Saura "Fados" ; style de musique que je m'étais jusqu'à présent représenté par des mièvreries pseudo-théâtrales ennuyeuses, mais qui nous plut au point que nous achetâmes le CD et écoutâmes le Fado durant les quelques mois qui s'ensuivirent.
Dorota, elle, comme toute Polonaise qui se respecte, entretient une fascination quelque peu stéréotypée sur le grand Sud au sens large, que ce soit la Crète, la Toscane ou Lisbonne, pourvu qu'il y ait du soleil, de la lavande, et des habitants typiques et galants ; elle aime les ruelles décrépies ou pend le linge, les pâtisseries typiques, ou encore me demander des portraits devant quelque porte ou fenêtre photogénique. Je soupçonne un brin ses rêves de Portugal issus en partie de l'album photo de voisins à Kukuczki.

Nous partimes donc Jeudi soir après le travail, directement vers un hébergement proche de l'aéroport de Modlin. Le vol était relativement tard en matinée, ce qui me permit de courir 20km le long de la Vistule : moi aussi, j'entretenais quelques rêves stéréotypés de jogging matinal sur les rives du Tage au son des mouettes, et j'avais emmené ma paire d'Asics (qui, finalement, ne me servit pas du tout le reste du séjour !).
Le vol, qui parut interminable (je ne me souviens pas d'avoir pris un vol aussi long: il y a plus de 3000km !), nous gratifia cependant d'un décalage horaire bienvenu, le Portugal étant au meme fuseau horaire que l'Angleterre, mais avec un écart en heure solaire encore plus important ; alors que la pénombre devait etre en train de tomber à Varsovie, Lisbonne commençait son après-midi pépèrement.
Après avoir gouté brièvement au métro, nous eûmes quelques peines pour trouver l'hébergement, cherchant en vain rue Andrade alors qu'il fallait chercher rue "Maria Andrade", heureusement 200m plus loin. L'hébergement, que j'avais choisi bon marché pour amortir un peu le cout du voyage, se situait dans un immeuble d'époque un brin délabré, vieil ascenseur à cage comme les immeubles anciens de Paris.
L'hygiène des sanitaires, communs, laissait un peu a désirer, et les trams jaunes de la fameuse ligne historique n'28, qui passait de manière fortuite sous la fenêtre, généraient de véritables séismes de 6h à 23h. Le déjeuner, compris dans le prix, consistait en un deal avec le bistro en bas en face en présentant un papier. Mais la chambre était correcte ; de toute façon ne ne ferions qu'y dormir...

Nous profitâmes donc du reste du Vendredi, encore non négligeable, pour "descendre" en ville (aux sens propre et figuré). Mikołaj, toujours aussi alerte, nous indiqua qu'il y avait un joli point de vue tout en haut de la bute sur la gauche qui surplombe Alfama, et que pour cette raison il fallait y monter. Il n'avait pas tort en fait, il faisait beau et ce n'était pas sûr que cela allait durer le lendemain. Nous vîmes un joli panorama, quelques jolies ruelles et escaliers avant que la nuit tombe.
Dorota avait noté quelques adresses de restaurants où il était possible d’écouter du Fado, et nous jetâmes notre dévolu sur O Faia, dans le quartier du Barro Alto, que nous découvrîmes en effervescence en ce Vendredi soir : moult musiciens de rue, pubs branchés crachant de la musique et jeunes buvant dans les ruelles. Nous vîmes aussi une piste de danse improvisée sur la place Dom Petro, où de jeunes couples dansaient une chorégraphie fort élaborée.
Le sort fit bien les choses car à O Faia, tout était réservé, mais le vieil homme en nœud papillon à l’entrée nous dénicha une dernière table libre au fin fond de la pièce, prenant visiblement à cœur de nous permettre cette soirée. Le prix du repas fut un peu onéreux, mais les quatre artistes chantant chacun 30mn a tour de rôle, deux hommes et deux femmes, nous firent passer un superbe moment. Mikołaj s’en souvient un peu moins, car il s’endormit sur mes genoux dès le premier ! Les artistes, on le sut par la suite, n’étaient pas n’importe qui : l’un d’eux était ceux du CD de Carlos Saura, les autres apparemment aussi assez connus.
Le Fado n’est pas du tout le style de musique triste que l’on caricature souvent : c’est même souvent un style joyeux, une certaine simplicité dans les mélodies, et une proximité avec le public qui fait qu’un club de fado, ce n’est pas exactement une salle de concert, ni un restaurant, mais quelque chose entre les deux. Certains des artistes croisaient notre regard, et nous avions droit de temps à autre à un sourire lors d’un couplet. La dernière chanson, plutôt entrainante et chantée par une vielle dame, fut reprise par le restaurant entier, égayant les esprits et ressuscitant Mikołaj pour rentrer à l’hôtel.
La nuit fut animée : un couple, probablement à un étage adjacent du notre, se disputa violemment durant la nuit ; l’homme ne cessait de jurer et frappait le mobilier. Au petit matin, il y avait une femme fumant cigarette sur cigarette, les yeux cernés, dans la cage d’escalier, visiblement sans clés. Portugais, peuple aussi caractériel…

Samedi fut entièrement dédié à la visite de Lisbonne, d’abord en faisant le « marché des voleurs ». Dorota acheta quatre carrelages, car les murs à motifs carrelés sont l’un des emblèmes de Lisbonne ; presque toutes les maisons du vieux centre sont couvertes de motifs géométriques ou à fleurs, voire fresques.
Nous visitâmes ensuite Alfama, le vieux quartier tout en ruelles en pente et dédales d’escaliers. D’Alfama, nous allâmes ensuite vers le quartier de Baixa, dont la régularité et la géométrie tranchent complètement : grandes façades, bâtiments du 19ieme pompeux ; c’est clairement ici que Lisbonne est la « capitale ». Nous traversâmes la Place du Commerce, sorte de « Rynek » à trois cotés qui fait face à l’Océan ; ou plutôt l’estuaire du Tage, qui n’est plus un fleuve, mais pas encore complètement océan. Nous allâmes ensuite vers le Barro Alto, entrevu la veille dans l’obscurité, mais lorsque nous atteignîmes le point de vue, proche du célèbre wagon à crémaillère, la pluie se mit à tomber. Nous mangeâmes un brin dans une pâtisserie, espérant que l’averse serait passagère, mais cela dura, et nous choisîmes de prendre le fameux tramway historique « 28 » pour visiter ainsi Lisbonne à l’abri, et voir sa ligne de bout en bout. Le tram était bondé mais l’expérience en vaut la peine. J’ai du mal à imaginer comment les Lisbonnais ont pu choisir de faire passer un tram par un itinéraire si sinueux et si escarpé : les rails, à l’écartement de 90cm, passent dans des ruelles étroites, parfois en sens unique, en se croisant temporairement, et franchissent parfois des pentes inimaginables avoisinant les 20%. Les Lisbonnais ont certainement vu très tôt le potentiel touristique de ces trams d’époque, dont tout l’intérieur est encore en bois, mais comment ont-ils ne pas pu avoir cédé aux sirènes de la rentabilité ? La consommation d’énergie doit être une catastrophe, surtout lorsque ces pauvres wagons sont sur-bondés avec 50 personnes à bord. C’est d’ailleurs avec une légère nausée que je descends : je ne sais pas si c’est la poussière de freins, l’odeur du gasoil (Lisbonne est un bouchon permanent et tous les véhicules ne sont pas aux normes en terme d’émissions !) ou le tout ensemble… nous choisissons de visiter a nouveau Alfama en soirée. Alors que la pénombre tombe, la pluie cesse. Nous mangeons dans un sympathique restaurant, pas trop diététique, mais proposant une foule de fromage et charcuteries locales, présentées en assiette, et sans oublier le vin. Ce diner nous fit oublier cette journée un peu mitigée du point de vue météo. Le tram 28 nous ramena ensuite à notre sordide hôtel, où pour une fois nous dormîmes bien.

Le Dimanche était attendu avec impatience, car il devait faire grand soleil ; nous avions décidé de louer une voiture pour voir quelques endroits situés sur le littoral dans le voisinage de Lisbonne. Grace au wifi je trouvai une location non loin, et des 9h du matin je me vis attribuer une petite Volkswagen Up. Non sans mal nous sortîmes de Lisbonne par la nationale longeant le Tage, et empruntâmes le pont du enjambant l’estuaire du fleuve, monument qui n’est pas sans rappeler le pont de San Francisco. Apres un demi-tour, nous rejoignîmes la rive Nord et nous arrêtâmes au Monastère des Hiéronymites et à la tour de Belém, monument défensif veillant sur l’estuaire du Tage.
Nous poursuivîmes ensuite sur la route longeant ce littoral au Sud, traversant Estoril et Cascais, avant de remonter vers le parc national de Sintra et le Cabo de la Roca. Sintra est une zone semi-montagneuse très vallonnée, au centre de laquelle se trouve un palais (auquel nous n’allâmes pas). En ce Dimanche matin je pus constater, non sans une certaine jalousie, la présence de nombreux VTTistes arrivant et disparaissant sur les nombreuses pistes débouchant sur la route… Cabo de la Roca est surtout un gigantesque parking devant un phare, avec une foule de touristes prenant des selfies sur le « point le plus occidental d’Europe ». Les falaises sont certes impressionnantes, mais il est dommage de n’aller qu’au cap sans explorer un peu le magnifique littoral environnant. Nous avions lu qu’il existait une joli plage à proximité en voiture, et c’est en cherchant sur la carte que je vis qu’il en existait en fait plusieurs, dont une sans accès routier, et à proximité du Cabo de la Roca, je qui faisait un but parfait pour explorer un bout de sentier du littoral. Ainsi nous décidâmes de visiter « Praia da Ursa » et « Praia da Adraga ». Le sentier menant à la « plage de l’Ours », réputé difficile mais magnifique, traverse d’abord des landes de végétation rase, couverte de cette plante grasse que l’on nomme « griffe de sorcières ». L’itinéraire prend ensuite des airs de sentier pyrénéen en descendant vers la plage, et il faut faire attention à l’orientation, car les sentes se multiplient, et toutes ne mènent pas en bas ; nous dûmes d’ailleurs rebrousser chemin avant de trouver le bon. La descente est scabreuse, au désarroi de Dorota mais grand plaisir de Mikołaj. L’effort en valait la pleine, Praia da Ursa est la plus belle plage que j’ai jamais vu. C’est une crique bordée de falaises et pitons rocheux solitaires bravant les vagues. Il règne d’ailleurs comme un brouillard d’embruns marins tout en bas, le fracas de la houle est saisissant. L’eau est blanche d’écume de vagues titanesques que nous voyons déferler au large, de grands rouleaux bleus que je n’avais jusqu’à présent vu que dans des films de surf ; les vagues du Gurp sont reléguées au rang de petite houle méditerranéenne ! Nous explorons la plage d’une extrémité à l’autre. La complexité de la géologie de l’endroit saute aux yeux. Sans aller dans les détails, sur la gauche la roche est du même granite rougeâtre que le Cabo de la Roca, alors que les deux pitons solitaires de la droite (dont le piton «de l’ours », à qui la plage doit son nom) laissent clairement apparaitre des strates obliques faites de couches calcaires aux tonalités contrastées. La crique elle-même est le lieu de cette transition, visible notamment la grande tache grise sur laquelle grimpe Mikołaj sur l’une des photos. Praia de la Ursa doit beaucoup de sa beauté à ce mariage de deux types roches.
Plus tard, nous regagnons la Wolskwagen pour nous rendre à la plage suivante, Praia de Adraga. Moins encaissée et accessible par la route, elle a aussi son charme, avec une petite arche naturelle, et nombre de roches détachées isolées dans les flots, bravant la houle du large. Nous y passâmes paresseusement le reste de la journée ; Mikołaj construit d’innombrables châteaux, puits et canaux, ouvrages à chaque fois balayés par quelque vague espiègle dont le ressac montait un peu plus haut que les autres. Il s’en fallut d’ailleurs de peu pour que Dorota, assoupie au soleil, ainsi que nos sacs, appareils photos et téléphones ne soient pas emportés par l’une d’entre elles qui monta jusqu’au pied de la falaise ! Pour ma part, sentant le soleil taper, et malgré l’eau fraiche, je trouvai opportun d’y aller y faire quelques pas. Lorsque l’eau m’eut mouillé par inadvertance jusqu’aux genoux, je décidai de me débarrasser de mon pantalon ; l’eau trouva néanmoins le moyen de m’asperger jusqu’à la taille, et je revins donc étendre mon t-shirt au soleil. Lors de la tentative suivante, une vague vint me taquiner jusqu’aux aisselles, et je me dis que l’océan voulait peut-être que je vienne le voir entièrement, ce que je fis. Comme au bon vieux temps, je piquai quelques têtes sous des vagues de plus en plus grosses. Mais hors de question de s’aventurer plus amont : contrairement aux plages des Landes, cela dépassait mes compétences. La pénombre s’installa petit à petit sur Praia de Adraga, et nous allâmes manger au petit restaurant faisant face au parking. L’aspect extérieur ne payait pas de mine, mais le menu proposait d’excellents plats marins, pour un prix plutôt accessible. Nous réalisâmes par la même occasion que nous étions tous rouge écarlate, n’ayant pas emmené de crème… Après une dernière marche nocturne sur Adraga, nous dûmes nous résoudre à partir de ce petit paradis terrestre pour regagner Lisbonne.

Le dernier jour était censé être pluvieux, c’est la raison pour laquelle j’avais réservé par internet trois billets pour l’Océanarium de Lisbonne, réputé pour être l’un des plus grands d’Europe. Nous n’avions qu’une matinée avant l’avion du retour, et nous contemplâmes raies, requins, hippocampes, poissons-lune et autres murènes ; non sans avoir la tête encore pleine de souvenirs de la veille, et comme si cette visite s’y complétait pour nous montrer « l’en-dessous ». L’Océanarium lui-même est situé dans ce qui fut le parc de l’exposition universelle de 1998 ; quartier de Lisbonne à l’architecture futuriste, et doté notamment d’un curieux téléphérique en bord de mer.
Nous regagnâmes enfin l’aéroport ou l’attente fut interminable ; l’avion était retardé pour une raison que nous apprîmes par la suite : un ado avait trouvé rigolo de provoquer une fausse alerte à la bombe à Modlin…. L’avion survola pour l’essentiel un plafond nuageux que seul les pics des Pyrénées interrompirent, au coucher de soleil : les nuages semblaient heurter ces rochers comme les vagues admirées la veille, lançant de grandes gerbes d’eau qui semblaient danser sur quelque air de Fado.

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